Analyses de CO2 sur le toit de la Cité des sciences et de l'industrie

Mesure du CO2 sur le toit de la Cité des sciences et de l'industrie

Moyenne sur la dernière heure

406.716 ppm

ppm signfie "partie par millions" : une concentration de 400 ppm signifie que
parmi 1 million de molécules d'air, il y a 400 molécules de CO2.
Dit différemment, la concentration atmosphérique de CO2 est de 0,04 %

les trois derniers jours

La prise d'air de la station placée sur le toit de la Cité est dans un environnement urbain, proche de nombreuses activités humaines émettrice de CO2. La concentration atmosphérique de CO2 est ainsi la plupart du temps élevée, au-dessus de 400 ppm.
Des cycles journaliers sont souvent observés : le CO2 monte au début de la nuit et diminue en fin de nuit.
Deux mécanismes sont en jeu pour expliquer les cycles diurnes du CO2 : les variations journalières des émissions par les activités humaines et la végétation ; et la stratification verticale de l'atmosphère. En effet, la nuit, se développe généralement une inversion thermique à quelques dizaines de mètres au-dessus du sol. Le refroidissement plus rapide des masses d'air proches du sol empêche la dispersion de constituants émis à la surface. Dans ces conditions, les concentrations mesurées à la surface, tel que celle du CO2, sont maximales la nuit, puis baissent au lever du soleil par dilution atmosphérique. À cette variation de l'atmosphère s'ajoute le cycle diurne important de la végétation qui absorbe du CO2 en journée (photosynthèse) et respire du CO2 la nuit..
En cas de vent fort, le cycle journalier est moins marqué car il y a une dispersion plus forte du CO2.

Mesure du CO2 sur le toit de la Cité et ailleurs

les trois derniers jours

Pour les trois derniers jours de mesure, on peut observer quelques cycles diurnes et/ou quelques forts pics dus à une intense activité humaine. En général, plus la station est située au coeur d'un environnement urbain, plus l'effet de l'activité humaine est visible. La station qui mesure l'air prélevé sur le toit de la Cité indique le plus souvent les valeurs les plus hautes (en noir). La station de l'île d'Amsterdam, située en plein milieu de l'Océan Indien sud, présente très peu de variation (en rouge). La station de Mace Head, sur la côte ouest de l'Irlande, est intermédiaire (en bleu). La station est sous l'influence des vents dominants d'ouest, qui apportent des masses d'air marines "propres". Les autres directions du vent apportent des masses d'air soumises aux émissions locales de CO2.

depuis le 1er novembre 2014
(un an avant l'installation de l'analyseur du toit de la Cité)

À l'échelle d'un an, les mesures montrent un cycle saisonnier, plus marqué pour les stations situées dans l'hémisphère nord, comme celle de Mace Head, sur la côte ouest irlandaise. Voyez, pour cette station, comme la concentration de CO2 diminue pendant le printemps et l'été de l'hémisphère nord (effet naturel dû à la végétation).

voir des enregistrements plus anciens et comprendre